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mardi 21 avril 2015

Pflimlin, Thuillier, Pujadas, invitent Bachar al-Assad à la table des français trois ans après la mort de Gilles Jacquier….Indignation générale.

Pflimlin, Thuillier, Pujadas, invitent Bachar al-Assad à la table des français trois ans après la mort de Gilles Jacquier….Indignation générale.
Voilà trois ans Gilles Jacquier papa de deux jumelles âgées aujourd’hui de quatre ans, trouvait la mort pendant le bombardement d'un convoi à Homs, en Syrie.
Son épouse Caroline Poiron, Christophe Kenck son cameraman ainsi que Patrick  Vallélian, une traductrice libanaise et un journaliste suisse étaient dans sur place la même voiture. Ce dernier raconte l’horreur dans un témoignage bouleversant que publiait alors l’Obs.
A l’hôpital... : « Christophe Kenck, son caméraman tombe dans mes bras et me dit: «Gilles est mort! Gilles est mort!» Je ne peux y croire. Nous ne sommes pas venus ici pour mourir. Mais je dois me rendre à l’évidence: il gît sur un brancard, sa femme en pleurs à côté de lui. ».
Les impacts d’obus qui ont tué Gilles Jacquier ont également blessé son caméraman Christophe Kenck.
 
Deux instructions judiciaires sont toujours en cours, une pour homicide concernant Gilles Jacquier et une pour tentative d’homicide concernant Christophe Kenck.  
Devant la rédaction de France 2, Pflimlin avait déclaré "qu'un drame frappait au cœur les journalistes du service public". 

 
Thierry Thuillier, lui, directeur de l'information de France Télévisions évoquant sa disparition, lançait "c’est une épreuve collective qui nous bouleverse". 
 
Cela n’a donc pas empêché Pflimlin, Thuillier d’envoyer une équipe sur place [comme lerévélait le 18 avril dernier le blog CGC Média] trois ans après, Pujadas, Monnier adjoint de Thuillier interviewer Bachar al-Assad et l’inviter ce lundi 20 avril à « la table des contribuables français » en plein 20H.  
 
Le Président de la République, le Premier ministre (*), le Gouvernement, le CSA, la classe politique, mais plus largement le peuple français apprécieront….

(*) Rappelons ce que disait Manuel Valls de l'initiative de trois parlementaires français partis le rencontrer : "Ils ne sont pas allés rencontrer n'importe qui. Ils sont allés rencontrer Bachar el-Assad, responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts….Il s'agit là d'un geste qui ne les honore pas….les parlementaires représentent la souveraineté nationale, ce qu'est ce pays. Que des parlementaires aient ainsi, sans crier gare, rencontré un "boucher", "je crois que c'est une faute moraleC'est une faute, à eux d'en tirer les conséquences".
 
L’ensemble des personnels de France Télévisions, quant à lui,  ne veut pas y être associé.  

 

ERNOTTE = PFLIMLIN...l'une est auditionnée ce mardi matin, l'autre le mercredi après midi. Epargnons au CSA la comparaison.

ERNOTTE = PFLIMLIN
 
le blog CGC Média a comparés les méthodes appliquées aux deux entreprises, ce sont les mêmes...
 
Quand aux effets, ils sont induits de la même manière: suicides (27 chez Orange sur environ 100.000 salariés et 6 sur France Télé sur environ 10.000 salariés...faites le calcul en multipliant par 10 !) burn-out, graves dépressions, arrêts maladie en pagaille....une vraie vision d'entreprise quoi !!!!!!



Delphine Ernotte d'Orange dont la «La lettre de l’Expansion » du 9 mars dernier révélait qu'elle était "conseillée  pour sa candidature à la présidence de France Télévisions par Denis Pingaud, communicant, qui a publié en 2013 un essai sur la communication de François Hollande, L’Homme sans com'. qui a également conseillé Mathieu Gallet" (ci-après) a utilisé à France Télécom les mêmes méthodes que Pflimlin à France Télévisions....ou vice-versa  c'est Pflimlin qui a utilisé à France Télévisions les mêmes méthodes que Ernotte à France Télécom....

Des méthodes d'un autre âge donc, basées sur l'humiliation, la perte de confiance en soi, la pression permanente, le fait de pousser le salarié à bout jusqu'à la remise en cause personnelle pouvant  aller jusqu'au suicide.

Lire à ce sujet l’article des « InRockuptibles » publié en septembre 2010 intitulé « Humiliation, dépression, démission: l’offre triple play de France Télécom »  qui écrivait  « Un ancien directeur régional raconte le plan machiavélique de l’entreprise pour faire partir 22.000 personnes du groupe sans avoir à les licencier »....au total le « plan Next » aura poussé 22.000 employés de la boîte (sur environ 100.000) à la démission sur fond de vagues de suicides - 27 au total - alors même que de nombreux cadres dirigeants quittaient le navire pour protester contre ces méthodes managériales ultra-violentes !

En ce qui concerne France Télévisions le "Plus" de l'Obs n'est pas plus tendre:

"Pour éviter toute ambiguïté, et ne parler nominativement que d’un candidat : Rémy Pflimlin, l’actuel président de France Télévisions veut rempiler pour cinq ans.
 
Ni les six suicides depuis le début de sa présidence, ni les six tentatives de suicide dans le même temps, ni les rapports accablants du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la commission interministérielle Schwartz sur le bilan de son mandat, ni le fait qu’il a été désigné par le président Nicolas Sarkozy en 2010, n’ont réussi à le dissuader de tenter d’obtenir une prolongation de ses fonctions. Il y a là quelque chose d’indécent. D’autant que la lecture de quelques chiffres suffit à situer l’ampleur du désastre.
 
Les dépenses de personnel de France Télévisions ont progressé de 23 % en valeur pendant son mandat.
 
Depuis 2007, le coût de France 2 a augmenté de 19 % et celui de France 3 est à la hausse de 47 %. Seule France 5 a su faire preuve de rigueur avec une baisse des coûts de 4%.
 
Dernière valse de chiffres et nous en resterons là : le coût du point d’audience de France Télévisions a augmenté de 38 % entre 2007 et 2013. Celui de France 3 a, à lui seul, augmenté de 63 %.
 
Dans le même temps, le coût du point d'audience de M6 a baissé de 6 %, et celui de TF1 a baissé de 2 %. Toutes ces données sont issues du rapport Schwartz.
 
Si avec un tel bilan, le Conseil supérieur de l’audiovisuel décide d’accorder sa confiance à Rémy Pflimlin, il fait purement et simplement la démonstration de sa propre incompétence. "

Surtout que le CSA ne vienne pas nous sortir l'adage que l'on prête à Socrate "entre deux maux, il faut choisir le moindre" ....de ces maux là personne ne veut plus.


France télévisions: une élection politique! Collin à ma gauche contre Leproux à ma droite...

Dire qu'il y a quelques semaines ils étaient légion ceux qui appelait à en finir avec les nominations politiques à France Télévisions comme l'avait été, à l'été 2010, celle de Pflimlin par Nicolas Sarkozy ....qui s'en mordait d'ailleurs les doigts peu après. (Le Nouvel Obs, ci-dessous)

Olivier Schrameck l'avait souhaité tout comme François Hollande...et nombre de commentateurs à l'unisson : "A la tête de  la télé publique quelqu’un qui ait de l’expérience, une connaissance parfaite de l’audiovisuel et de la télévision en général avec une carrière incontestée et incontestable de  capitaine d’industrie "

Imaginez donc un peu l'écœurement pour les 10.000 femmes et hommes qui travaillent à France Télé, de voir que leur entreprise en situation de faillite risque de s’enfoncer dans la crise comme celle que vient de connaître Radio France pour des considérations finalement plus politiques que fonctionnelles qui n’ont rien à voir avec l’indispensable sauvetage de l’entreprise !

Lorsqu'ils apprennent que Marie-Christine Saragosse, présidente de France Média Monde, Didier Quillot  l’ancien dirigeant de Lagardère Active et Emmanuel Hoog le pédégé de l’AFP n'ont même pas été mis dans la "short-list"  pour la présidence de France Télévisions alors que deux inconnues Delphine Ernotte (Orange) et Nathalie Collin (La Poste) qui ne connaissant rien à la télé, ni l'une ni l'autre, leur ont été préféré...il y a effectivement se poser des tonnes de questions.

A quoi joue le CSA et particulièrement son président ? La crise - loin d'être terminée - qui a suivi la nomination de Gallet  poussé par Denis Pingaud celui-là même qui pousse Ernotte à présent, n'était-elle pas suffisante ?
L'article signé Renaud Revel ce 20 avril 2015 en dit log sur les manœuvres qui entourent cette désignation. Le blog CGC Média vous propose de la découvrir:
 
C’est un François Hollande abasourdi et en colère qui rentre de son voyage officiel en Suisse la semaine dernière.

S’entretenant avec l’un des hiérarques du Parti socialiste au Sénat, le chef de l’État dit ne pas comprendre l’élimination de la PDG de France Média Monde, Marie-Christine Saragosse, de la course pour la présidence de France Télévisions : une dirigeante audiovisuelle de gauche écartée par le CSA, – tout comme deux autres pointures, le PDG de l’AFP, Emmanuel Hoog et l’ancien dirigeant de Lagardère Active, Didier Quillot-, que son cabinet, une bonne partie du PS, ainsi que celui de Fleur Pellerin, encourageaient et soutenaient. Après que François Hollande lui-même lui ait donné son feu vert.

«Je vais m’occuper de ce dossier», peste le locataire de l’Élysée, qui s’étonne d’abord de la « pauvreté » de la « short-List » du CSA, où sept candidats (es) sont désormais seuls en lice, après qu’une trentaine d’autres soient passés à la trappe.
Hollande évoque, ensuite, l’idée de réintégrer Marie-Christine Saragosse dans cette liste de papabile en allant convaincre le président du CSA, Olivier Schrameck, de s’y résoudre: un tour de passe-passe illusoire et vite abandonné par le locataire de l’Elysée, pour de simples raisons juridiques, de calendrier et de procédure.

 A 48 heures des auditions qui doivent décider de la prochaine gouvernance de France Télévisions, le climat se tend donc sur le plan politique. Car si publiquement François Hollande a toujours dit vouloir se tenir à l’écart de cette nomination, l’horizon de l’élection présidentielle, conjuguée aux mauvais sondages et au retour de Nicolas Sarkozy au premier plan, l’invitent à mettre les mains dans le cambouis.

Son passage hier sur l’antenne de Canal+, où il a fait une bonne prestation, (mais une audience relativement confidentielle avec son 1, 7 millions de téléspectateurs), en dit long.

Terrible spectacle d’un exécutif jamais guéri, qui s’imagine que la télévision fait une élection et que France Télévisions en est l’un des leviers! Même l’éditorialiste et bras séculier de l’UMP en 1995, Gérard Carreyrou, au faîte de sa puissance à TF1, n’avait pas fait gagner un demi-point à Edouard Balladur lors de la campagne présidentielle.
 
Marie-Christine Saragosse sortie du jeu, c’est une autre femme, anciennement dirigeante de Libération et de Nouvel Observateur, Nathalie Collin, qui porte désormais tous les espoirs du PS et de l’entourage de François Hollande à l’Élysée.

A gauche comme à droite, l’heure est aux manœuvres d’appareils et au combat: c’est moins les critères de compétences et d’expérience qui rentrent en ligne de compte, à gauche comme à droite, que les calculs politique et d’apothicaires.

D’Aurèlie Filippetti au cabinet de la maire de Paris, Anne Hidalgo, jusqu’aux cercles et réseaux les plus actifs à gauche, on se mobilise dans le derniers mètres. Tandis que sur l’autre rive, l’UMP et son chef montent en ligne et menacent.

Pris entre deux feux, le CSA, - qui garde un œil sur Radio-France où Mathieu Gallet, malgré l’arrêt de la grève, est en équilibre instable -, tente de tenir bon sur cette ligne de crête. Soumis à fortes pressions de toute part, les membres du CSA évoquent un climat explosif. Une fois les auditions achevées la décision  du collège devrait tomber dans l’immédiate foulée afin d’épargner  à ses huit sages d’ultimes tentatives d’instrumentalisation et de déstabilisation."...comme si ce n'était déjà pas  suffisant !!!!!

lundi 20 avril 2015

La société France Télé représentée par Pflimlin condamnée par la Cour d'Appel d'Orléans...justice est faite aux femmes.

La société France Télé représentée par Pflimlin condamnée par la Cour d'Appel d'Orléans pour avoir, à tout le moins, "toléré une situation qu’elle a même favorisé...à savoir les comportements inacceptables d'un responsable dans le cadre de ses fonctions en particulier vis-à-vis des femmes...."

Voilà un jugement qui devarit plaire à Sylvie Pierre Brossolette qui, chargée au CSA du traitement des femmes dans les média, expliquait sur les ondes que France Télé avait fait de nets progrès en la matière.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir le communiqué de la CFDT rendu public ce matin.

Le voici.


"France Télévisions giflée par la cour d’appel d’Orléans



Cela s’appelle un aller-retour ! Extrait de l’arrêt de la Cour d’Appel de la Chambre Sociale d’Orléans du 9 avril 2015 :


« Les organisations syndicales membres de la commission paritaire ont constaté que la direction et particulièrement la hiérarchie locale d’Orléans avaient laissé les rapports entre hommes et femmes dériver et que dans ce contexte de permissivité, un rédacteur [en Chef adjoint, ndlr] s’est senti autorisé à avoir des comportements inacceptables dans le cadre de ses fonctions en particulier vis-à-vis des femmes.



Ainsi, s’il est établi que Monsieur V....... a pu avoir des propos déplacés, il résulte des commentaires des membres de la commission paritaire que cette situation a été tolérée par la direction qui n’a pas réagi et qui a laissé s’installer un climat propice à ces débordements.



Dès lors, l’employeur qui a toléré une situation qu’il a même favorisé par son inertie est mal fondé à en faire le reproche à son salarié.



A cet égard, le fait que la société n’a pas communiqué le résultat de l’enquête et le dossier disciplinaire remis au membre de la commission s’explique manifestement par le fait que les éléments recueillis mettaient en cause la hiérarchie locale puisque les appréciations émises par les représentants des organisations syndicales se fondent sur les éléments de l’enquête. »



C’est le second épisode d’un mauvais feuilleton à Orléans. Un rédacteur en Chef adjoint, porté sur la chose, en arrive à menacer et harceler deux jeunes femmes de la station en 2012
Lors de la commission de discipline qui s’en suit, il s’avère que la hiérarchie locale n’a pas fait preuve d’une grande « perspicacité » pour mettre fin à ces agissements. A l’issue de cette commission de discipline, décision est prise de le licencier. Mais quelle n’est pas notre surprise et le choc pour ces deux salariées, d’apprendre que cet ex-cadre s’est pourvu en prud’hommes et qu’en première instance il a gagné 70.000 € de dommages et intérêts.



Pourquoi ? Parce que France Télévisions a tout simplement refusé de se défendre ! En ne produisant pas à l’audience le dossier disciplinaire du cadre licencié ainsi que le procès verbal de la commission de discipline. Évitant ainsi que l’attitude laxiste de la hiérarchie locale, ne soit pointée dans une procédure légale… si vous voyez ce que je veux dire.



Cela revient à nier le statut de victime aux deux femmes, à contester la réalité de tout ce qui s’est passé et de tout ce qui s’est dit comme par exemple ce message téléphonique envoyé à une des deux salariées – extrait- « je vais te détruire de manière très professionnelle ».



La DRH de France 3 qui connait bien l’affaire, puisque son actuel directeur est l’ancien DRH d’Ile de France Centre, pensait s’en tirer à bon compte et surtout discrètement. Quand l’avocat de l’une des deux salariés a eu vent de l’affaire il s’est alors interrogé et a demandé aux représentants syndicaux de vérifier si FTV entendait faire appel. Face à l’inertie de la direction il a fallu menacer d’attaquer pour obtenir un appel de FTV qui n’a finalement été déposé qu’en phase ultime puisque la décision du conseil de prud’hommes date du 28 mars 2014 et que l’appel de FTV n’est déposé que le 28 avril 2014.



Afin de marquer FTV à la culotte, la salariée ainsi que la CFDT se sont constitués intervenants volontaires. La Cour d’Appel a finalement rendu un arrêt qui confirme le licenciement et déboute l’ex cadre tout en formulant cependant une appréciation extrêmement sévère de l’attitude de la hiérarchie locale de FTV.



Depuis, l’une des salariés s’est vue restreindre le champ de son activité professionnelle, et l’autre a dû se résoudre à abandonner tout espoir de reconversion.



Il faut préciser que depuis 2012, et alors même que les faits pointés par la Cour d’appel sont les mêmes, la hiérarchie locale et régionale n’a pas changé. Les mêmes qui ont tenté de licencier un jeune salarié en février dernier, sauvé par la solidarité de ses collègues accompagnée d’une intersyndicale Orléanaise.



Récemment une motion de défiance signée par 45 salariés d’Orléans à été envoyée à la direction. Il se trouve que le jour où le rapport Vacquin sur les RPS était présenté à Orléans, au même moment, François Guilbeau – ci-devant Directeur Général de France 3 – envoyait par mail une demande d’explication à chaque salarié signataire de la motion… Dans ce mail, il a le toupet de demander aux salariés pour quels motifs ils osent se plaindre de leur hiérarchie.



Le rapport Vacquin prône la « collaboration » entre syndicats et directions pour améliorer le climat mais la réalité c’est que : François Guilbeau couvre ses cadres irresponsables depuis le début, France Télévisions refuse de se défendre au tribunal, sauf si les victimes l’obligent, mais se vante de son label diversité Hommes-Femmes. Depuis 3 ans, la hiérarchie locale continue de sévir. Heureusement, les juges font parler le droit. C’est donc la fin de ce second épisode judiciaire. Pas la fin du feuilleton…



La nouvelle Présidence de France Télévisions jugera s’il est pertinent et moral ou non, dans une entreprise de télé publique de laisser se développer ce genre d’état de faits : fermer les yeux sur des pratiques déviantes et dangereuses, ne pas défendre loyalement les intérêts de l’entreprise en justice, tenter d’habiller ces manquements graves par des rapports fumeux et des interventions de cabinets conseil dans une période financièrement tendue. Alors que le bon sens, la rigueur et la prudence doivent largement suffire, mais ne gouvernent pas jusqu’ici…



Paris, le 20 avril 2015"

Pflimlin invite Bachar al-Assad sur France 2 !... et l'Exécutif qui qualifiait de "faute morale" l'initiative de 3 parlementaires!

Le 18 avril dernier, le blog CGC Média dans un article intitulé "Où Pflimlin a-t-il bien pu envoyer Éric Monnier directeur de la rédaction de France 2 et David Pujadas, ce 17 avril 2015 ?" posait en exclusivité la question de l’interview qu'allait réaliser Pujadas pour le 20h de France 2.

La réponse, le blog CGC Média en écrivant "Il semble qu’un ordre de mission un peu particulier ait, hier, fait le tour des rédactions de France Télévisions. Il s’agissait d’un départ pour Beyrouth concernant Éric Monnier directeur de la rédaction de France 2 et David Pujadas présentateur du 20h. Si ce document est bien réel, les Pflimlin, Thuillier et autres décideurs vont devoir s’expliquer ! "  la subodorait.
La confirmation - si besoin était - vient des réseaux sociaux ce lundi 20 avril 2015: Pujadas est parti accompagné du bras droit de Thullier le directeur adjoint de l'info à France2, interviewer Bachar al-Assad
Le blog CGC Média avait d'ailleurs tenu à rappeler le contexte et surtout les vives critiques du Président de la République mais aussi du Premier ministre après le retour des parlementaires l'ayant rencontré:
"Le 26 février dernier, le Chef de l’État tout comme le Premier ministre condamnait l'initiative de trois parlementaires français de droite et du centre, en "mission personnelle" en Syrie qui, en dépit de la rupture des relations diplomatiques entre Paris et Damas, avaient rencontré le président syrien Bachar al-Assad. 

Manuel Valls avait immédiatement sur BFMTV-RMC, condamné "avec la plus grande vigueur" l'initiative de ces parlementaires : "Ils ont sans doute prévenu le président de l'Assemblée, les autorités françaises, mais ce n'est pas le sujet". "Ils ne sont pas allés rencontrer n'importe qui. Ils sont allés rencontrer Bachar el-Assad, responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts….Il s'agit là d'un geste qui ne les honore pas….les parlementaires représentent la souveraineté nationale, ce qu'est ce pays. Que des parlementaires aient ainsi, sans crier gare, rencontré un "boucher", "je crois que c'est une faute moraleC'est une faute, à eux d'en tirer les conséquences".


Le blog CGC Média concluait ainsi "Imaginez les conséquences que vont devoir tirer Pflimlin, Thuillier et consort, si jamais un tel cas arrivait à France Télé ?!"
Il semble que le cas soit devenu réalité...Que des parlementaires aient ainsi, sans crier gare, rencontré un "boucher"....c'est trop fort....mais pour Pflimlin dans le cadre d'une mission de service  publique au frais du contribuable, ce n'est pas pareil !!!!

Antoine Boilley candidat malheureux à la présidence de France Télévisions...a-t-il reçu sa lettre?

Le confidentiel sorti dans Satellifax, il y 5 jours " Selon nos informations, Antoine Boilley, secrétaire général de France 2, figurerait parmi les candidats à la présidence de France Télévisions." n'est certes plus d’actualité mais n'est tout de même pas dénué d'intérêt.
Si tel set le cas, l'ex Secrétaire Général de France Télévisions Entreprises jusqu'en 2009 aujourd'hui Secrétaire Général aux programmes de France 2 sous Thuillier don (organigramme ci après)....
 


il a dû recevoir la lettre suivante. A suivre donc......



Pingaud, Gallet, Ernotte, Houzelot, Numéro 23, etc…Schrameck risque gros à commencer par la remise en cause du CSA.

Pingaud, Gallet, Ernotte, Houzelot, Numéro 23, etc…Schrameck risque gros à commencer par la remise en cause du CSA.
 
Le 30 mars 2015, « l’Opinion » dans un article intitulé « La course à la présidence de France Télévisions relancée par l'affaire Gallet » écrivait « Didier Quillot et Delphine Ernotte risquent de faire partie des victimes collatérales de la crise à Radio France. Si la seconde refuse toujours de dire si elle est ou pas candidate, l'un et l'autre mettent en avant leur capacité à gérer des plans de départs ou d'importantes restructurations. Quitte à ce que ce «slogan» ne se retourne contre eux, au prix de la paix sociale. Autre grain de sable dans la chaussure de Delphine Ernotte, elle serait actuellement conseillée par Denis Pingaud, le même communicant embauché par Mathieu Gallet et rémunéré quelques 90000 euros…. »….
En cliquant sur l’article, vous y découvrirez une incroyable photo, Schrameck à côté de Mathieu Gallet entourant avec Pflimlin la ministre Fleur Pellerin et derrière elle, celle qui pourrait bien être, Delphine Ernotte.
 
Denis Pingaud, conseiller de Mathieu Gallet qui l’a donc fait élire mais aussi conseiller de Delphine Ernotte celle qui vante « sa capacité à virer les salariés » et que ce premier pensait faire élire par surprise à la tête de France Télévisions, est aujourd’hui dans le collimateur. 
 
Le 16 avril dernier, Vanessa Schneider publie dans « M le magazine du Monde » une interview avec le communicant-conseil intitulé « Denis Pingaud, le conseillercontroversé de Mathieu Gallet…et de Delphine Ernotte » - le titre se suffit à lui-même – qui débute ainsi « A 62 ans, le communicant pensait avoir misé sur le pur-sang qui le rendrait incontournable. C’était compter sans les déboires du patron de Radio France, fragilisé par une grève historique de 27 jours.
Bon, évidemment, le moment n’est pas idéal pour une rencontre. L’homme arrive visage fermé, regard fatigué, un brin tendu dans cette brasserie chic de la place de l’Etoile qu’il a choisie pour le rendez-vous. La matinée a encore apporté son lot de mauvaises nouvelles. Radio France s’enlise dans la grève, un médiateur s’apprête à être nommé, son président, Mathieu Gallet, tente de s’accrocher à son bureau hors de prix dont les boiseries semblent s’effriter sous ses doigts comme un château de sable. [La fin de la grève a depuis été votée, mercredi 15 avril, en assemblée générale.] « J’ai connu des jours meilleurs », soupire Denis Pingaud, qui ne dort plus depuis que son illustre client voit ses dépenses somptuaires épinglées chaque semaine dans les colonnes du Canard enchaîné.
Dans la lumière malgré lui
Le voilà, lui, devenu un personnage secondaire, mais remarqué, du feuilleton de l’hebdomadaire à plumes, en raison d’un contrat de 90 .00 euros par an au service du patron contesté. Une tuile pour celui qui fait d’ordinaire profession d’œuvrer dans l’ombre..."
Gallet, Ernotte...le CSA est-il parti pour couronner les deux poulains de Denis Pingaud  au risque de finir de décrédibiliser l'instance?
 
Hier c’était le quotidien « Libération » qui après la révélation par « Challenges » révélant la lettre commune des PDG de TF1, M6 et Canal+ à Olivier Schrameck en l'appelant à refuser la vente de "Numéro 23" la récente chaîne «de la diversité» au groupe qui possède déjà BFMTV et RMC Découverte, publiait un article au vitriol mettant en avant la responsabilité de l’Instance notamment la modification de l’article 5-2 de la convention signé avec Pascal Houzelot patron de la chaîne qui fait passer le délai de revente à 2 ans et demi :
 
Article 5-2: Modification du contrôle la société titulaire.
 
L'éditeur s'engage, pendant deux ans et demi à compter de la signature de la présente convention, à ne procéder à aucune modification de l'organisation juridique ou économique de la société titulaire de l'autorisation qui aurait pour effet de modifier le contrôle direct de ladite société au sens des dispositions du code du commerce.
 
Sous réserve de l'accord du conseil, il peut être dérogé au premier alinéa en cas :
- de circonstances exceptionnelles liées aux évolutions du paysage télévisuel français;
- de modifications substantielles du cadre législatif ou réglementaire ou des circonstances de fait qui prévalaient à la date de l'autorisation;
-de difficultés économiques menaçant la viabilité de la société titulaire de l'autorisation.
 
"Les trois big boss de l'audiovisuel privé s'allient pour demander au CSA de refuser la vente de la jeune chaîne «de la diversité» au groupe qui possède déjà BFMTV et RMC Découverte.
 
Les PDG de TF1, M6 et Canal+ sont en rogne, et pas qu’un peu car ils ont pris la peine d’adresser un courrier commun au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA, qui en a accusé réception) après avoir appris que Pascal Houzelot, le propriétaire de le chaîne Numéro 23, va revendre celle-ci pour 90 millions d’euros à NextRadio TV, la maison mère de BFMTV et RMC Découverte, révèle le site de ChallengesFinancée entre autres par Bernard Arnault, Xavier Niel et Jacques-Antoine Granjon, Numéro 23 a été lancée sur la TNT en décembre 2012, en même temps que cinq autres chaînes.
 
A lire aussi : TNT, le pack de six
 
Où est le problème ? Le problème, c’est que la fréquence que Pascal Houzelot avait décrochée auprès du CSA est un bien collectif, gratuit, et qu’il va gagner de l’argent sur un échange commercial qui concerne cette fréquence. En outre, sa décision n’aurait rien d’impromptu selon eux.
 
Dans leur courrier, Nonce Paolini (TF1), Nicolas de Tavernost (M6) et Bertrand Méheut (Canal+) évoquent une «fraude» et rappellent qu’avant même d’obtenir sa fréquence, Pascal Houzelot (qu’ils ne nomment pas) avait réussi à obtenir du CSA une interdiction de revendre sa chaîne, limitée à deux ans et demi et non cinq, comme initialement prévu. Ce qui est vrai, comme on peut le lire à l’article 5-2 de la convention de la chaîne signée avec le CSA.
 
Ils affirment également que Pascal Houzelot a «rencontré des groupes audiovisuels en place pour proposer sa chaîne à la revente, alors que rien dans la conjoncture extérieure ni dans son tour de table ne le justifiait». Enfin, ils pointent un fonctionnement de la chaîne a minima, afin de ne pas y engager trop de moyens.
 
Il est vrai qu’en deux ans et demi d’existence, Numéro 23 n’a pas brillé par ses programmes, les soirées de la chaîne étant pour beaucoup constituées de versions américaines de téléréalités déjà adaptées en France, comme American Idol (Nouvelle Star) ou Ink Master. Pour le reste, on a vu quelques bons films (Loin du paradis de Todd Haynes, par exemple) et une émission de débats animée par Christophe Hondelatte avant qu’il rejoigne BFMTV. Le principe moteur de la chaîne est «la diversité» (d’où son slogan : «la télédiversité»), ce qui se résume le plus souvent à veiller à ce que les programmes ou les films diffusés comprennent des gens aux choix de vie originaux, ou handicapés, ou noirs − ce qui est mieux en soi que la plupart des autres chaînes, mais ne suffit peut-être pas à constituer une ligne éditoriale digne de ce nom. Numéro 23 atteint, selon les chiffres Médiamétrie, une audience moyenne de 0,7 %.
 
Bref, aux yeux des patrons de TF1, M6 et Canal+, la revente de Numéro 23 à NextRadio TV constituerait «un dévoiement de la loi» qui «pénaliserait le contribuable, mais aussi [leurs] groupes qui eux respectent les règles de la régulation».
 
Mieux : ils ont aujourd’hui beau jeu de rappeler que c’est «au motif notamment de la protection de Numéro 23 et des chaînes de NextRadio TV que le CSA a refusé le passage en gratuit de LCI, Paris Première et Canal+».
 
 
L’affaire est d’autant plus ironique qu’en décembre 2012, Pascal Houzelot, déjà soupçonné de manigancer une bonne affaire, jurait sur ses grands dieux qu’il n’était «pas là pour revendre», comme le rappelait récemment Télérama.fr dans un article très complet. Aujourd’hui, également à Télérama.fr, il explique «ne pas avoir eu le choix. Pour continuer à développer la chaîne, il fallait que je m’adosse à un groupe».
 
Il revient maintenant au CSA de valider ou non cette vente, en vertu d’un pouvoir qui lui a été conféré par la loi sur l’audiovisuel de novembre 2013 et qui prévoit qu’il donne son agrément «en cas de modification du contrôle direct ou indirect» de la société qui gère une chaîne. Presque un an après le psychodrame LCI, et alors qu’il est atteint par ricochet par la crise à Radio France (c’est lui qui a nommé Mathieu Gallet à l’unanimité en mai 2014), le conseil présidé par Olivier Schrameck va à nouveau devoir gérer un dossier bien tendu."

dimanche 19 avril 2015

Ernotte ou Collin pour France Télé ? Olivier Schrameck prépare un 21 avril 2015 dont François Hollande pourrait bien se souvenir !

Ernotte ou Collin pour France Télé ? OlivierSchrameck prépare un 21 avril 2015 dont François Hollande pourrait bien se souvenir !
 
L’adage populaire affirme que « l’Histoire est un éternel recommencement »…l'année 2015, deux ans avant l'échéance de  2017, va -elle le confirmer?
 
Ce 21 avril 2015, Olivier Schrameck « le directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon entre 1997et 2002; plus qu’un dircab, un quasi vice-Premier ministre qui prenait part à chaque réunion et mijotait chaque décision. » (Article de Libération du 9 janvier 2013 signé Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts «Mon Schrameck à moi») a donc fixé à cette date le début des auditions de la demi-douzaine de candidats pour la présidence de France Télévisions.
 
Cet homme qui a quasiment dirigé la France et que François Hollande nommait le 8 janvier 2013 à 61 ans et pour 6 ans (jusqu’en 2019) à la tête de «l’instance de régulation», a finalement choisi ce 21 avril – tout un symbole – pour lancer l’«oral » !
 
Le 21 avril, Lionel Jospin doit s’en souvenir chaque jour qui passe comme l’ensemble des français....c'était en 2002!
 
C’est justement le jour où, Lionel Jospin alors Premier ministre, concourant à la présidence de la République, après des rendez-vous intermédiaires perdus comme les élections municipales de mars 2001 qui voyait une déferlante  bleue - la gauche perdait alors face à la Droite,toute une série de grandes villes (source l’article, « La Croix » du 6 mars 2014 « Depuis vingt ans, des élections municipales dangereuses pour le gouvernement »), était éliminé dès le 1er tour laissant un Jacques Chirac face à un Le Pen !
 
C’était aussi environ un an après que et Claude Sérillon ait été viré du 20h.  qu'il présentait etPierre-Henri Arstan directeur de la Rédaction de France 2 évincé pour être remplacé par Olivier Mazerolle.
Pierre-Henri Arnstam qui se souvient et raconte dans le livre de Marc Endeweldde « France Télévisions, Off the Record: Histoires secrètes d'une télé publique ». (* les pages en bas de post)


Extrait :
 
« Pierre-Henri Arnstam directeur de la Rédaction de France 2 en 2001, va expliquer comment il a été poussé par vers la sortie. Dans la semaine qui suit le deuxième tour des élections municipales [mars 2001 qui voir la défaite de la Gauche, ndlr] des entrefilets annoncent dans la Presse son remplacement par Olivier Mazerolle jusqu'alors directeur de l’information de RTL, lui-même en passe d'être viré de la radio.
À la lecture des journaux, les amis de Pierre-Henri Arnstam l'appellent pour savoir ce qui se passe. Il est le premier étonné : personne ne l'a mis au courant…après une réunion à laquelle il se rend comme si de rien n'était - "J'ai joué au con" (dixit) - le téléphone sonne : "Ici Marc Tessier, je peux te parler?". "Je lui demande alors s'il avait lu la presse et l'informe que je comptais le voir". Il s'empresse de me dire: "Ce n'est pas la peine tout ça est faux".
 
De retour à son bureau, Pierre-Henri Arnstam adresse une lettre à sa hiérarchie, assurant noir sur blanc qu’il n'avait jamais eu l'ambition d'avoir le poste qu'il occupe actuellement en soulignant qu'il ne devait pas y avoir de problème à lui signifier qu'il était débarqué: "En fin d'après-midi, Tessier finit par m'appeler et me dit enfin que c'est vrai !". Je lui demande alors pourquoi il ne me l'a pas dit directement. La discussion  s'est envenimée quand je lui ai dit que c'était une attitude lâche. "Tu ne me dis pas ça!" s'est-il exclamé.
France Télévisions lui propose de garder son salaire, sa voiture de fonction et sa secrétaire...
L'intéressé fait savoir à Marc Tessier qu'il lui oppose un refus. Pierre-Henri Arnstam négocie les conditions de son départ avec l'aide de l'avocat Jean-Pierre Mignard. Le journaliste se rappelle une dernière anecdote: "Juste avant de faire mon discours d'adieu à la rédaction, Tessier m'a appelé au téléphone. Il tenait à ce que je fasse attention à ce que j'allais dire en expliquant que cela pourrait avoir des conséquences juridiques". Il me reparle également du mot "lâcheté". Je lui ai répondu que "je n'aimais pas le scandale et que j'allais partir sans faire d'esclandre"...
Selon plusieurs journalistes de la rédaction, le choix d'Olivier Mazerolle aurait été soumis par Michèle Cotta au directeur de cabinet Lionel Jospin, Olivier Schrameck lors d'une rencontre à Matignon... courant juin, Olivier Mazerolle ainsi nommé directeur de l'info de « La Deux », informe Claude Sérillon qui présentait le 20H à l'époque qu'il est débarqué de son poste. Son journal "était trop tourné vers l'international justifie pas pour l'info"!
Michèle Cotta aurait été plus directe: "Nous ne pouvions pas envisager que tu sois là pendant l'année électorale" [l'élection présidentielle de 2002 dont le 1er tour était fixé au 21 avril ]…
"Le choix d'Olivier Mazerolle soumis au directeur de cabinet Lionel Jospin, Olivier Schrameck" tout le monde s’en souvient bien, à commencer par Lionel Jospin redisons-le mais aussi François Hollande à qui il va confier le PS après son départ de la vie politique mais aussi Manuel Valls qui gèrait sa communication après ce 21 avril 2002.
« En voilà une idée qu’elle était bonne » comme dirait Coluche !!!!
Alors lorsqu’Olivier Schrameck est nommé par François Hollande comme patron du CSA, sa nomination fait grincer de nombreuses dents à Droite mais aussi à Gauche.
François Hollande qui avait pourtant eu des mots très durs envers la nomination en janvier 2007 de Michel Boyon, lui-même directeur de cabinet à Matignon de Jean-Pierre Raffarin de 2003 à 2005, qu'il considérait comme politique et jugeait "extrêmement grave".
Voici ce qu’elle en disait "Olivier Schrameck est un déconnecté du pays réel. Il est de ces gens qui sont obsédés par les titres de une du Monde, mais qui ne connaissent rien à la gestion politique locale, qui n'ont jamais dépassé le périph parisien ! "
Marie-Noëlle Lienemann d’accuser également Olivier Schrameck « d'avoir enfermé l'ancien Premier ministre dans le parisiano-centrisme » : " C'est tout bonnement terrifiant la manière dont il a réussi peu à peu à enfermer Jospin dans une politique qui ne pouvait plaire qu'au microcosme parisien. " 
Certes aujourd’hui Olivier Schrameck ne « codirige plus le Pays » mais il s’apprête à choisir pour 5 ans, "celle" ou celui qui dirigera France Télévisions une service public dont chaque français est propriétaire. 
« Celle » serait plus juste…

Sylvie Pierre-Brossolette, présidente au CSA du groupe de travail "Droits des femmes" - quasi vice-Présidente de l’instance (comme dirait " Libération"  ou " Challenges") est dans cette optique.
Le Figaro croit le savoir…découvrez  ce qu’il en disait dans son papier « Les candidats en lice pour France Télévisions »:  « Le candidat doit remplir de multiples compétences, allant de la gestion d'un groupe de 10.000 personnes et de 2,8 milliards de budget annuel jusqu'aux choix des programmes télé des cinq chaînes, en passant par les négociations avec l'Etat. Le CSA pourrait aussi souhaiter nommer une femme, en réponse aux critiques sur le manque de femmes dans la direction des groupes audiovisuels français ». Tiens donc !!!!!
Delphine Ernotte serait donc celle-là !
Qu’elle n’ait aucune expérience en matière de télé et qu’elle ne corresponde donc pas au profil qu’en faisait le Figaro « Le candidat doit remplir de multiples compétences » [parfaite connaissance de la télévision comme gestion d’entreprise, ndlr] ne serait donc pas un problème…Alors là !!!!!!
Le blog CGC Média vous propose de lire également ce que disait "Le Figaro" au sujet de la désignation de cette femme : "La rumeur a même couru que Sylvie-Pierre Brossolette, l'une des sages du CSA, conseillait en sous-main la candidate. L’intéressée de s’indigner «Je démens formellement préparer l'équipe de qui que ce soit et, si l'on me prête des intentions, c'est à tort".
Après l’invraisemblable éviction de Marie-Christine Saragosse éliminée malgré «27 ans passés dans l’audiovisuel et les médias en général jusqu’à la présidence de FMM», que personne en comprend vraiment, Delphine Ernotte (Orange) et Nathalie  Collin (La Poste) sont effectivement les deux seules femmes.
Elles ont un point en commun qui les distingue de Marie-Christine Saragosse, Nathalie Collin « arrivée il y a un an pour prendre la direction de la communication de La Poste, désignée de surcroît pour piloter la direction du numérique de l'établissement… » (dixit « La Lettre A ») et Delphine Ernotte, « ne connaissent rien à la télé ».
Voici - cerise sur le gâteau - ce qu’en disait le site « bellacio.org » le jeudi 19 mars dans son article « Delphine Ernotte a-t-elle pour mission de couler France Télévisions ? » les propos suivant : « Le tout Paris des médias, stupéfait, de s’interroger dans les dîners en ville : mais qui est cette inconnue ? Pourquoi elle ? Pourquoi choisir à un poste si important et si complexe, dans un moment de crise aussi grave, quelqu’un qui ne connait RIEN à l’audiovisuel et aux médias en général ?»
Qu’importe donc !!!!!   
Dire que le Chef de l’État avait souhaité pour la télé publique quelqu’un qui ait de l’expérience, une connaissance parfaite de l’audiovisuel et de la télévision avec une carrière incontesté et incontestable de  capitaine d’industrie !!!!!!
On en est loin !
Quel écœurement pour les 10.000 femmes et hommes qui travaillent à France Télé de voir que leur entreprise en situation de faillite risquer de s’enfoncer dans la crise comme celle que vient de connaître Radio France pour des considérations qui n’ont rien à voir avec l’indispensable sauvetage de l’entreprise mais scénarii qui les dépassent.
François Hollande à qui il reste 2 ans de mandat avant la prochaine élection présidentielle d’avril 2017, va-t-il rester les bras croisés et se souvenir de ce 21 avril 2015 et des jours qui suivent comme de « la faute à pas de chance » à l’instar de 2002 ?!
A en croire le papier de Fabienne Schmitt « Comment Olivier Schrameck tisse sa toile au CSA »....
 
Extraits :
« Olivier Schrameck ancré à gauche - il est l'ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, même s'il assure n'être inféodé à aucun pouvoir -, il a aujourd'hui une ligne directe avec l'Elysée. Ex-conseiller d'État, il connaît à la perfection tous les rouages de la prise de décision étatique…Pourtant, vu de l'extérieur, il donne l'impression de vouloir se mêler de tout. Et, surtout, de s'aventurer sur des chemins où, jusqu'alors, le CSA ne s'était jamais risqué… ».
 
...c’est peu probable !

(*) les pages de l'extrait